interlude

Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 23:28
Bon, je crois que j'ai assez poétisé pour la soirée, alors je vais parler d'un truc.
Un truc qui me travaille en fait.
Un truc bête.
Un truc quand même.

Ce mot, 'until', signifie 'jusqu'à ce que'

Ca sous-entend donc la notion d'attente, d'expectative.

Je n'ai jamais compris ces gens, qui patientent des minutes, des heures parfois des années pour obtenir ce dont ils ont envie. Pourquoi ne le prennent-ils pas, tout simplement?

'On n'a qu'une vie!' , c'est peut-être stupide à dire et à entendre, mais c'est si vrai! Un ami qui rentrait de sa lointaine contrée a rencontré dans le train qui le ramenait un de ses propres amis qu'il n'avait pas vu depuis quelques années... Le premier avait des choses importantes à faire, le second aussi. Mais ils avaient tant de choses à se raconter, à partager depuis le temps. 'One life !' a dit l'un, et l'autre d'opiner... Ils ont finalement passé un très bon après-midi !

Ne faut-il pas penser avant tout à ça? Faut-il toujours vivre dans l'angoisse et la tourmente de causer du tort à sa femme, son mari, ses enfants, ses parents, son patron, son voisin de palier, au Président de la République, à son poisson rouge (et j'en passe!) juste parce qu'on a, par exemple, dépensé de l'argent pour une babiole inutile mais dont avait tant envie sur le moment?

Faut-il toujours attendre que ce soit le bon moment? Comment reconnaît-on que c'est le bon moment?

Et si ça ne l'était jamais?

 

Je suis entrée dans une Fnac, la dernière fois. En passant, j'ai vu un cycliste qu roulait, heureux et souriant, qui passait et filait entre les voitures, libre d'aller et de venir sans être incommodé ni ralenti.
Je pensais à tout cela en franchissant le seuil du magasin, et j'ai eu envie d'un vélo! Alors je me suis tournée vers un vendeur qui passait là, et je lui ai demandé, simplement, où je pourrais en trouver.
"Je ne crois pas qu'il y en ait ici, Mle, mais il se trouve que je suis juste en train de prendre ma pause déjeuner, je peux vous conduire au Décathlon le plus proche, celui de Madeleine!"

J'ai eu mon vélo.

 

Aurait-il fallu que j'attende parce que ce n'était pas dans mes projets immédiats? Parce que les dépenses inconsidérées sont néfastes au budget (je suis étudiante, alors bon, c'est vrai que ma bourse n'est pas extensible >.<' ) ? Ou parce que je n'étais pas dans le bon magasin !?

Il aurait fallu que j'attende, m'ont assuré certains. Mais attendre jusqu'à ce que...quoi?

 

Je vois, je veux, je prends !
Je préfère avoir des remords pour avoir fait, que des regrets de ne pas avoir fait.

La frustration n'est pas un de mes penchants naturels, ni artificiels d'ailleurs!

Ou bien suis-je simplement gourmande ?

Par Jess' - Publié dans : interlude
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 22:59
De retour pour un mauvais tour...

A vrai dire, je ne sais pas comment je suis censée classer cet article-ci, j'ai même penser à le mettre en page, mais bon, non.
C'est que j'ai écrit deux petites choses de rien, et qui se ressemblent assez, et que j'ai donc eu envie d'assembler (tant qu'à faire !)


Voici :

1 /

... pour échapper à l'ennui.


Fragile.
L'énergie, mon énergie, puissante et palpitante, se consummait peu à peu sur le bûcher de l'ennui. Je me sentais m'éteindre. Je réalise. Je ne pouvais rien y faire.
Paisible.
La passion, ma passion, avait presque cessé de brûler, fuyant à flot de moi. Je me lève avec le gazouillis sympathique des oiseaux, des arcs-en-ciel s'accrochent à ma fenêtre, je souris, je suis en paix. En harmonie.
Liquide.

Puis la journée avance et je suis inquiète. Je regarde par-dessus mon épaule. Je me sens bizarre, je suis malade. Je tourne en rond. Je ne tourne pas rond. Je travaille, je m'occupe, je cours partout puis je m'arrête : j'ai le vertige. Qu'est-ce ? Je ne me sens plus bien, je suis angoissée. Je reprends mes activités, je sors, je ris, mais ce n'est plus jamais pareil. Je m'amuse, je profite, mais mes pensées sont figées dans l'instant T. Les questions reviennent me tourmenter, je n'ai pas l'habitude. Vertige encore. Je me sens démunie, c'est l'ennui. Je me retourne, c'est le vide. Je tombe. Mais il est arrivé, le diable. Il m'a montré un autre chemin que l'ennui. Que j'avais tort d'avoir peur. Alors j'ai choisi de le parcourir. Pour voir. Je lui ai fait confiance. Pouce ne compte pas, je suis prise au piège. Je ne connais pas les mots, je ne connais pas les gestes... s'en doute-t-il ? Je m'interroge, je l'interroge... peut-il me répondre ?
Sensation étrange, je ne la savais pas, on croit des choses, mais on ne les sait pas toujours, et là, là...
Je réalise.

Fragile.
Je ne suis pas sûre. Je tremble. Je ne veux pas, mais ça m'échappe. Voilà plus que mon âmestramgram dans la balance. J'essaie de rattraper le tout au vol, mais ça m'échappe.
Je réalise. Et j'ai peur.

2 /


Fragile.
Je passe, perds des heures à le regarder la regarder. Il a dans les yeux la même flamme qu'il doit y avoir dans les miens.
Parfois, je détourne le regard. Pour le poser sur elle. Elle dégage tant de lumière. Je dois plisser les paupières. C'est injuste, le jeu est mal distibué, les pièces mal placées. Elle est la dame, il est le roi, mon joker n'est qu'un bouffon égaré.
Une larme unique embue mon oeil. Je joins les mains, cesse de respirer. Je donnerais mon âmestramgram pour la voir s'effondrer. Pour qu'il me sorte de l'obscurité.
L'énergie, mon énergie, puissante et palpitante, se consumme peu à peu sur le bûcher de l'envie. Je me sens m'éteindre. Je réalise. Je ne peux rien y faire.

" Vraiment ? "

Juste un mot. Nulle ironie. Simple question sortie du néant. Je perds l'esprit, ou juste mon âme ? Une main tendue, une invitation. On me propose une partie, j'aime jouer. Dans un souffle, je quitte le banc de touche.
Il s'agit de gagner.
J'ai cessé de regarder, cessé de penser. Je lance mes fils, trame une toile dans laquelle j'emprisonne la belle. Elle ne se débat même pas. Décevant. C'est nouveau, ça me fait frissonner. Mais les gestes me viennent naturellement, les mots me semblent familiers. Nul besoin de me montrer comment la dépecer, la décortiquer, la gober toute crue. Sa lumière roule sur ma langue, explose en mille saveurs sur mon palais.
Je glousse, satisfaite. J'avale sa splendeur, son identité. Je dévore son âme. Miam miam !
Il est là, il passe tout près. Mon coeur. Il la cherche et me trouve. Je l'attire dans mon orbite.

" Qu'as-tu fait ? "

Je souris, mais pas lui. Je sens son impuissance, je sens sa frustration, je sens sa colère, sa rage. Il tend les mains devant lui, empoigne tout ce qui est à portée. D'un coup, un cou. Le mien. Alors je ferme les yeux et m'abandonne. Il est surpris, il voulait de la résistance ? Mais déjà, il a oublié, captivé.
Frénétique, aventurier, conquistadpr, il n'y a de répit à son exploration. Avec ses mains, ses lèvres, ses yeux, il essaie de m'envahir, il cherche et trouve des secrets et des trésors dans mes collines, mes vallées, mes forêts. Je vois le ciel.
Et je vois l'enfer.
Il ne me sort pas de l'obscurité, il m'y enferme.

" Je ne t'en veux pas. "


Murmure. Dernier soupir. Qui de nous deux a prononcé ces mots ?
C'est lui je crois. Mais qu'est-ce qu'il pense ? Que je vais culpabiliser, pleurer, demander pardon ? Imbécile, je n'ai rien à me reprocher. Je n'ai pas peur.
Je n'ai pas peur.

Par Jess' - Publié dans : interlude
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 16:09
Je sais pas trop.
La musique est un peu trop forte et les voisins me tapent sur le crâne à coups de pied dans le plafond.
Je les hais je t'aime.

Je sors de la boîte de dedans j'entre dehors.

Le dimanche, tout est gris, froid, humide.

Les gens dans la rue marchent tels des automates réglés sur environ 2 km/h moyenne foulée regard perdu. Je suis comme eux. Je les observe. Ils sont comme moi. M'observent-ils ?
M'observes-tu, toi ?

Tu fermes les yeux, tu détournes le visage. Je te regarde fixement. J'enroule mes bras autour de ton cou enfouis mon visage dans tes cheveux. Ils sont un peu secs, tu viens de les laver. Je ris.
Tu ris aussi. Silencieusement, tes épaules vibrent un peu, c'est tout. C'est bien. C'est tout toi.
Les autres nous regardent. Qu'est-ce qu'ils sont chiants.
Je les hais je t'aime.

Je cours sur la chaussée je trottine dans le bac à sable du ciel métal.

Le dimanche, tout est gris froid humide.
Je le hais je t'aime.


Image by Lazymills1986 (source : Deviant Art)
Par Jess' - Publié dans : interlude
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 15:58
Il fait beau il fait bon je fais ce qu'il me plaît puisqu'on est en mai.

Je tords le cou du chien de la voisine je crache dans la soupe et je pique les sous brillants cliquetant dans la timballe du clochard d'en bas de chez moi.
Je fais ce qu'il me plaît puisqu'on est en mai.

Je brûle la peau de l'ours dans la cheminée pas ramonée je jette le bébé de mon beau-père avec l'eau du bain moussant et j'arrache la mousse de mes peluches préférées avec des ciseaux émoussés.
Je fais ce qu'il me plaît puisqu'on est en mai.



Je jette les draps dans lesquels tu as dormi par la fenêtre sur les passants dans la rue je jette le vase que tu m'as offert dans lequel flotte encore un petit brin de muguet.
Je fais ce qu'il me plaît puisque tu es parti.
Par Jess' - Publié dans : interlude
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 15:43
Je te confesse ceci : je suis accroc. A toi.
C'est vrai que ça a été très long pour que je te l'avoue enfin, il s'est passé tant de choses et tant de chaos. Tout a été tellement mâché et j'ai eu la tête tellement ouverte à tous les vents.
Mon coeur.

Je te le dis maintenant : je suis accroc. A toi.
Frappe-moi, trompe-moi, mens-moi, baise-moi, tue-moi. Mais ne me laisse pas.
Ne me laisse pas partir loin de toi.

Je te l'avoue ici : je suis accroc. A toi.
Plus proche que jamais, et si loin. Si loin. Je pars. Je suis fatiguée. Je ne peux pas l'expliquer, mais rester près de toi me fait mal. M'imaginer loin de toi me fait mal.
Mon coeur.

Je te confesse ceci : je suis accroc. A toi.
Et je le dis clairement, si tu me laisses partir, je ne reviendrai pas.



Je te hais je t'aime.
Urban Lovers by Florian Carrere (Source : www.florian-photographie.fr)
Par Jess' - Publié dans : interlude
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 00:13
Is that all ?
Are my words totally away ?

I said too much. About the weather, about the things you may know already. About the things I tried to hide.
I said too much.

I see you going. Away from me, and I have not the strength to keep you. Close to me.
Where are my words ? Where are my emotions ?

I felt too much. Too much.

Is that all ?
Is my mind totally away ?

I cried too much. On you. On me, and on the things I kept too long. Too long.
I cried too much.

And now that's all. That's enough. Because that's too much.
Par Jess' - Publié dans : interlude
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 14:17
World ends now and I don't know who I am.

Laissez-moi sous acides assez longtemps que je parte à la recherche de moi. Je voyage la vie, je vis les univers obscurs et multicolores, j'embrasse la Lune argentée les yeux fermés.
Il n'y a rien à faire sous la voute et les îlots de conscience qu'il me reste sont submergés par les vagues incandescentes de mon éveil.

Reality is oblic.
Reality is deviant.

Que me reste-t-il à accomplir que je n'aie déjà imaginé ?
Je vole sur les traces de mes rêves à la recherche de moi. Le monde s'écroule et je marche sur ses cendres, écrasant les femmes et les enfants d'abord. Des morceaux de moi recollent la pensée. Mes mains plongent dans la Terre et pressent le noyau bleu de son eau.

World ends now and I still don't know who I am.
But I don't care.
Fuck reality. Reality is oblic. Reality is deviant.

And I'm going to die young.


Image by A Darker Breed
Par Jess' - Publié dans : interlude - Communauté : partage
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 22:32
Je suis malade de toi et la neige est bien trop lumineuse.
Le plafond ne résiste pas aux hurlements des mouettes qui crient leur dégoût et polluent mon espace.

Malade mais sans peur.
Malade et aveugle.

Je n'ai pas peur, je suis plus forte que toi, tu ne me terrasseras pas, je suis plus forte que toi.

Les couleurs explosent sur les murs autour de moi. La balançoire monte jusqu'aux nuages lourds de pluie, et je m'envole dans une féérie de plumes noires. Tout est bien trop lumineux.
J'ai mal aux yeux.

J'ai le sang de mon épouvantail sur les mains, il a la couleur de mon vernis.
Les moineaux et les corbeaux rongent tes yeux.

Je suis malade. Je te vomis.
Je te vomis.
Je te vomis.

Et je te pleure.
Je cours après toi, je t'en prie je t'en prie, reviens vers moi.
J'ai besoin de toi, sans toi je suis malade.

Et j'ai peur. Je tremble je pleure je crie. Je ne danse plus et les lumières sont ternes et il n'y a plus que de la boue sur mes bottes en cuir brun. Le son de la guitarre est un gémissement strident. Il n'y a plus de musique ni d'amour et d'harmonie.
Je ne souris plus.

J'ai froid et j'ai chaud et je transpire. Je n'ai plus rien à vomir. J'ai mal à la gorge.
Mes dents s'écartent et mon cerveau se dessèche. Le ciel s'est détaché et les lambeaux avalent les corbeaux.

Je suis malade de toi et ça me fait peur.


Source : http://www.flickr.com/photos/merry_pcok/
Par Jess' - Publié dans : interlude - Communauté : Humeurs
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 00:03

Ne te retourne pas. Ne me tends pas les bras.
Ne t'engage pas. Ne me souris pas.
Ne me cherche pas. Ne me retrouve pas.
Car je ne veux pas.

L'encre a coulé sur la page qui t'était destinée.
Et même si je ne parviens pas à la tourner...

Ne me parle pas. Ne m'approche pas.
Ne te souviens pas de moi. Ne pleure pas.
Ne me cherche pas. Ne me retrouve pas.
Car je ne peux pas.

Les larmes ont séché sur mes lèvres qui t'étaient destinées.
Et même si je ne parviens pas à les détourner...

Ne m'embrasse pas. Ne m'aime pas.
Ne me supplie pas. Ne fous pas en l'air pour moi.
Ne me cherche pas. Ne me retrouve pas.
Car je ne sais pas.

Car je ne veux pas. Je ne peux pas. Je ne sais pas.

Car tu ne sais pas ce que tu veux. Car tu ne veux pas savoir. Car tu n'y peux rien.

Pic by Lollipallocche (source : DeviantArt)
Par Jess' - Publié dans : interlude
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 20:53
Coeur corrompu
A corps perdu
Esprit tordu
Liens démasqués
Ongles rongés
Mer éventée

Malaise

Salive acide
Caniveau vide
Pensée rigide
Feuille écornée
Plume encrassée
Tombeau brisé

Malaise

Malaise
Malaise

Par Jess' - Publié dans : interlude - Communauté : Humeurs
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