Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 02:18
"Tu veux aller où ce soir ? On prend un verre, on va en boîte, on prend un autre verre, on prend un tax', on prend l'avion, ça dure quelques heures, on est à NYC baby, et on revient après-demain, ok ?"

"Et sinon, me fais pas ch*er, et suce le jus de mon c*l, tu m'en diras des nouvelles"

"Pourquoi tu fais la tronche ? Hein, pourquoi ? Mais arrête ! Bois tes menstrus, et on reparle plus tard, ok ?"

"T'aimes l'aspect de ma vessie sous cet angle mort ?"

"J'ai mal à la capote."

"Tu crois que la Terre roule plus vite qu'une moto ?"

"La mode m'a ch*é dessus, je crois. T'as vu mes épaulettes, pire que si un pigeon s'était perché sur l'arbre au-dessus de ma terrasse !"

"Le yaourt fait miaourt quand je le regarde de trop près, tu crois que ça veut dire un truc paranormal ?"

"La drogue, c'est pour les faibles et les desaxés. Moi je ne prends que du Tercian."

"Moi je m'enfile que des grosses, ça couine moins."

"Un bon ennemi fait une bonne démocratie."

"Le droit d'acquérir sans jamais posséder."

"La conscience de soi fait de l'humain un humain. Mon chat est con comme un balai."

"Je ne suis pas un robot gynoïde moi !"

"Du gouda 50 ans d'âge moyen, tu crois que ça a de la bouteille ?"

"La vie c'est Auchan."

"Je taille la haie. Tu sauras où mettre les doigts."

"Mon auriculaire est souple."

"- Nom de Dieu !
- C'est quoi ?"

"J'aime ton sens de la dignité. Surtout quand tu rampes, toujours avec élégance."

"Un cheeseburger sans fromage, s'il vous plaît."

Par Jess' - Publié dans : pensée - Communauté : âme d'artiste ...
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 16:38


Ca me fait penser à un film. A une cave. Un terrain vague. Il pleut. De la lumière blanche. Des étoiles. Des nuages. Il fait clair et chaud. Je tremble. Mes yeux fondent. Ils se ferment. Je sens ma tête bouger. Et mon corps onduler.
Ca monte. La police. Il pleut. Des cris. Des rires.
Des gens s'aiment. Ca monte. Tu es là. Mes orteils. L'herbe humide et fraîche. La lumière. Les murs gris qui s'effondrent. Le ciel se déchire. Des cris. Ils sautent. On boit. On vit autour de moi. On rit. On ouvre les yeux. Mais pas moi.
Je danse. Je pense. Mes veines frissonnent. Ma peau brûle. Mon coeur bat. Ca monte.
Ca me fait penser à un film. Des enfants courent. Marie descend. La tour est sombre. Il fait nuit. J'avance à reculons. Je marche. Tu danses. Il pleut. L'eau est partout. Partout est autour de moi et je suis loin. Les sirènes hurlent le bleu. Léo tourne. Tout est lumineux. Le citron est écrasé. Ca monte. Je respire. J'ouvre les yeux. Je les referme.
Je tends la main. Le tapis est un labyrinthe. Les haies sont taillées. Je pense à un poème qui ne raconte rien et révèle tout. C'est un film en noir et blanc.
C'est une photo de terrain vague sur le mur du salon. L'herbe est sèche.
C'est la fin.

Image By Chewpablotter

Par Jess' - Publié dans : interlude - Communauté : partage
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 16:52
Tu avances comme dans de l'eau dans ma direction
Tu dis que je cours vers le soleil trop loin
Tu penses que je m'épuise à l'introspection
Tu vois la couleur s'écouler de mes lèvres

Mais tu as tort
Tu as tort

Tu crois que je t'éloigne de moi à dessein
Tu continues d'essayer de te débattre contre l'obscurité
Tu vois l'impardonnable se profiler
Tu cries pour que je me réveille

Mais tu as tort
Tu as tort

Tu penses que je suis une imbécile
Tu dis que le soleil est déjà trop près et que je m'y brûle déjà trop bien
Tu vois la pluie couler des mes yeux fermés
Tu as peur

Mais tu as tort
Tu as tort

Tu ne vois pas mes yeux se fermer sur mes pensées
Tu ne vois pas que la piscine est vide de couleur
Tu ne vois pas que l'obscurité ne me fait pas peur
Tu ne vois pas qu'il n'y a rien à pardonner
Tu ne vois pas que mes lèvres grises prononcent ton nom
Tu ne vois pas que si je cours c'est par amour

Tu ne vois pas que si je ne me retourne pas
Tu ne vois pas que ce que je ne dis pas
Tu ne vois pas que si je te laisse devant moi

C'est pour toi.
Tu as tort.
Par Jess' - Publié dans : interlude - Communauté : âme d'artiste ...
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 19:42
Dans la nuit moite 
Quand mes mains brûlent tes épaules
Des larmes salées et sablées coulent
Mais ne t'en fais pas
Je reviens dès que le soleil brille,
c'est promis

Dans la nuit moite
Je cours sous la lune blanche les yeux fermés
Je n'ai pas peur alors toi non plus
Et le monde n'a pas de limite
Le soleil brille derrière,
c'est promis

Le monde n'a pas de limite

Sous le jour accablant
La lumière cruelle révèle les sillons
De tes larmes salées et sablées
Mais ne t'en fais pas
Je suis toujours là mais de l'autre côté,
c'est promis

C'est promis.
Par Jess' - Publié dans : pensée - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 16:35
Douceur du coton des rêves.
Violence tarée des cauchemars éveillés. Du sang et de la moisissure jaune. Indigo.
Des larmes et de l'or qui pétillent en cadence du soleil carré sur les vitres du bus.
Mal au crâne.
Minimal.
A vie. Avide. Une pelleteuse passe et détruit tout.
Elle avale le néant autour dans son néant personnel.
Son lancinant des éclats de rires des enfants qui éclaboussent les murs.
La pelleteuse l'emporte et les emporte.
Du sang et de la moisissure blanche éclatante.
J'avance sur moi-même. Tu tournes à reculon.
On se tient par la main.
Tout tourne partout autour. Le bus passe.
La pelleteuse passe.
Plus vite plus fort plus néant. Plus rien.
Plus toi plus moi.
C'est bon. Ma tête bouge seule. Mes pieds dansent seuls. Mon coeur bat en cadence.
Les magnolias sentent fort. Je les jette.
La pelleteuse les avale aussi. En plus.

Puis plus rien.
Je me tourne du côté du vide. Je respire. Je referme les yeux.
Bonne journée.

Dec-12th---Balloon.jpg

Picture by Jess²
Par Jess' - Publié dans : pensée - Communauté : Humeurs
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 19:49
Toutes ces lignes de ta main tremblante
Imprimées à l'encre de merde et de sang
Et de soleil et de pluie en gouttes brillantes
Je scrute leur mouvement lancinant
Elles tournent lentement sur elles-mêmes
Et de moins en moins je t'aime
Moi

Je l'ai vue, la nuit dans tes yeux
Toutes ces belles images qui dansent
Imprimées à l'encre de merde et de sang
Dans les lignes de ce vortex écoeurant
L'esprit ouvert comme des chamanes en transe
C'est la fin que tu appelles de tes voeux
Pieux

Je laisse porter le vent essoufflé
J'y laisse les lignes de ta main caleuse
La pluie et le soleil évidés
Ne donnent pas dans les fins heureuses
Tant pis pour les valses inachevées
Tant pis si tu dois t'en aller
Loin

Par Jess² - Publié dans : interlude - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 00:24

Mal de mer sur eaux calmes.

Je sens que ça me rappelle quelque chose, comme cette musique que je passe en boucle juste maintenant.

Je pense et il n'y a pas de fil. Comme d'habitude. Ecrire et penser. Boire un café. Fumer une clope.

Penser.

Ecrire.

Sans sens. Sans but. Même si ça ne rime à rien, d'ailleurs je ne suis pas bonne pour les rimes.

C'est pas grave je crois. On me l'a dit, je ne sais plus qui.

 

Le sol tremble. Ou c'est moi. On s'en fout.

 

En face, elle tape des messages.

Là-bas, il doit se retourner un peu. Le lit est vide, l'air est lourd, tout suffoque.

Un peu comme le ciel.

De la musique, un peu de nuit, du soleil, une clope. Tout va pour le mieux.

Je peux partir.

C'est pas grave, je pense. On me l'a dit, je ne sais plus trop qui. Il devait avoir raison.

 

L'orage arrive. Ou c'est moi. Peu importe.

 

Les chats se prélassent sur le sol qui tremble.

Je me lève pour refermer la fenêtre. Il le faut. Mais pas les volets. Je veux voir la nuit. Et le soleil, encore un peu.

Tout va pour le mieux.

Une dernière clope, promis, du thé, de la pluie. Cet air qui fait rimer des choses en nous.

Même si ça ne rime à rien. On s'en fout. Comme du ciel. On me l'a dit.

Je m'en souviens.

Je le sais.

 

Pas toi?

Par Jess² - Publié dans : interlude - Communauté : Humeurs
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